Analyse empirique du mécanisme de collecte des revenus miniers au Burkina Faso
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.20398879Keywords:
revenus miniers, artisanat minier, développement durable, taxes et redevances minières, dépenses fiscales, nationalisme, patriotisme.Abstract
La mobilisation des ressources propres pour le financement du développement durable est devenue un défi pour de nombreux pays en développement. Au Burkina Faso, le secteur minier est devenu l’un des secteurs pourvoyeurs de ressources pour l’Etat avec plusieurs formes de prélèvements parmi lesquels il est opté pour un régime d’impôts couplés aux redevances. Dans un contexte sécuritaire difficile, les autorités gouvernementales ont impulsé de nouvelles orientations politiques tendant à une gestion nationaliste des ressources minières.
Dans ce processus, on assiste à une gestion axée sur un contrôle des ressources par la fiscalité notamment en envisageant la taxation du sous-secteur de l’artisanat minier longtemps écarté de toute imposition. Ces nouvelles orientations politiques sont mises en œuvre sur fond de promotion du patriotisme économique, de la rationalisation des dépenses fiscales et une participation accrue de l’État dans le capital des entreprises minières allant de 10% à 100%, traduisant ainsi la volonté de nationaliser certaines mines. L’article analyse de façon empirique ces aspects et propose des mécanismes pertinents qui peuvent constituer des leviers d’actions.





















