ANALYSE DU SEUIL OPTIMAL D’INFLATION ET DE SES EFFETS SUR LA CROISSANCE ECONOMIQUE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO: APPLICATION D’UN MODELE A EFFET DE SEUIL SUR LA PERIODE DE 1960-2024
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.22644803Keywords:
Inflation, Croissance économique, Non-linéarité, Modèle à effet de seuil, Économie de la RDC.Abstract
Cette étude examine la relation empirique entre l’inflation et la croissance économique en République Démocratique du Congo (RDC) sur une période historique de 64 ans, allant de 1960 à 2024. Combinant une analyse stylisée des faits économiques et une modélisation économétrique non linéaire fondée sur le modèle à effet de seuil (Threshold Regression) de Hansen, l'article cherche à déterminer si l'inflation constitue un stimulant temporaire ou un frein structurel à l'activité réelle, tout en identifiant le niveau critique à partir duquel son impact change de signe. L'analyse des données de la Banque Centrale du Congo révèle une trajectoire macroéconomique historiquement volatile et en dents de scie, marquée par des phases d'instabilité postindépendance, de stagflation sous la Zaïrianisation, une catastrophe hyper inflationniste dans les années 1990 (avec un pic à 9 796,9 % en 1994), suivie d'une stabilisation progressive à partir de 2002. Les résultats d'estimation confirmaient la présence d'une non-linéarité significative et valident l'hypothèse d'un effet de seuil endogène : en deçà d'un niveau critique d'inflation, la hausse du niveau général des prix exerce un effet neutre ou tolérable sur l'expansion du PIB, tandis qu'au-delà de ce seuil situé dans la phase d'inflation ouverte, elle devient un obstacle majeur qui pénalise sévèrement l'investissement, détruit le pouvoir d'achat et pèse sur la croissance. Ces conclusions fournissent un éclairage empirique inédit aux autorités monétaires et budgétaires congolaises, notamment le Ministère des Finances et la Banque Centrale du Congo, pour le calibrage de cibles d'inflation optimales capables de préserver la stabilité des prix sans entraver le rattrapage économique du pays.





















