Analyse croisée des recettes fiscales et de l’Aide Publique au développement (APD) : cas du Mali
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.24013214Keywords:
recettes fiscales, aide publique au développement, défis de financement, perspectives.Abstract
La fiscalité est un des principaux instruments de politique économique dont dispose un gouvernement pour faire aux besoins de financement de son développement. Les données montrent clairement que l’aide est en déclin, comparative aux recettes fiscales qui ne cessent d’augmenter. D’ailleurs, le pays n’a pas encore atteint son potentiel fiscal maximal et dispose de possibilité de mobilisation des recettes fiscales à travers d’autres secteurs comme l’agriculture, l’informel de façon général, les télécommunications et le numérique, l’exploitation minière, le patrimoine immobilier. Il y a une réelle nécessité de politiques économiques ciblées (lutte contre l'évasion et la fraude fiscale, harmonisation fiscale, etc…) pour renforcer le potentiel fiscal. La politique fiscale est et reste un instrument privilégié pour l’Etat afin de combler les déficits budgétaires en termes de mobilisation des recettes fiscales. Si la PONAGA a pour finalité de renforcer l’efficacité de l’aide, sa mise en œuvre engendrera plusieurs dividendes (financement des fonds spéciaux, financement des projets structurants, etc.)
Le Mali se trouve dans une dynamique de transition fiscale, dans la mesure où les recettes fiscales intérieures devraient largement se substituer aux recettes fiscales de porte. Ce qui permet au pays de sortir du pied de la double dépendance (APD et recettes fiscales de porte). L’élaboration d’une stratégie de financement durable semble nécessaire dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision 2063. Pour ce faire, la mobilisation des recettes fiscales est un défi permanent et stratégique pour l’Etat. Au regard du potentiel et de l’effort fiscal, la rationalisation des dépenses fiscales et la promotion du civisme fiscal apparait comme deux leviers importants de la politique fiscale à long terme. Cette stratégie devrait permettre de réduire la dépendance vis-à-vis l’APD et de la dette, en intégrant la dynamique d’une transition fiscale déjà favorable à la substitution entre recettes fiscales intérieures et recettes fiscales de porte. Toute chose qui serait favorable à une rationalisation des choix budgétaires en faveur des investissements de transformation structurelle.





















